Covid 19 : les avortements ne peuvent attendre !

Publié le 23/03/2020

Signez la pétition pour garantir aux femmes le droit à l'IVG.

Dans cette période de confinement, que deviennent les Droits des femmes à obtenir selon la loi une IVG, dans les délais légaux, à proximité de leur domicile, ou une première contraception, ou un changement contraceptif pour intolérance à celui utilisé ?

Certains établissements hospitaliers et certains centres de planification n’assurent plus leurs missions dans ce domaine, soit pour prioriser les soins aux personnes atteintes gravement par le coronavirus - avec la fermeture des créneaux de bloc opératoire pour les IVG instrumentales -, soit par manque de matériel de protection pour le personnel d’accueil et soignant.

Dans ces conditions, il est difficile pour une femme d'obtenir une IVG dans les délais actuels. Il faut donc les allonger.

Des mesures d’urgence doivent être prises car les IVG ne peuvent attendre plusieurs semaines.

Le Collectif Avortement en Europe les femmes décident, qui regroupe de nombreuses associations féministes, syndicats et partis politiques, réclame :

  • le maintien obligatoire de l’activité d’IVG et de fourniture de contraceptifs, selon des modalités adaptées à cette période ;
  • la fourniture de masques et de gels hydroalcooliques aux structures concernées pour qu'elles puissent continuer à fonctionner ;
  • que le délai pour pratiquer une IVG soit allongé du nombre de semaines que durera le confinement ;
  • que l'obligation du deuxième rendez-vous pour les patientes mineures, pour lesquelles sont prévus deux rendez-vous à 48h d'intervalle, soit supprimée ;
  • que toute femme demandant une IVG dans la période actuelle trouve une solution de proximité, quels que soient son lieu de résidence, sa couverture maladie, avec ou sans droit au séjour.

Les droits des femmes n’ont pas à payer le prix des conséquences de l'épidémie !

Seule l'IVG médicamenteuse peut être réalisée en ville en libéral, en centre de santé ou centre de planification ou d'éducation familiale et par un médecin.
Elle ne peut avoir lieu que dans le cadre d'une convention, conclue entre le praticien ou un centre de planification ou d'éducation familiale ou un centre de santé, d'une part, et un établissement de santé, public ou privé, d'autre part.
Donc des médecins ou sages-femmes ou centres de santé qui jusque-là ne pratiquaient pas d’IVG ne vont pas pouvoir le faire.

L’IVG médicamenteuse est pratiquée seulement jusqu’à la fin de la 5e semaine de grossesse.

L’IVG instrumentale peut être pratiquée jusqu’à la fin de la 12e semaine de grossesse.

Le ministre de la Santé et la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes ont fait une déclaration commune qui va dans le bon sens. Cependant, elle ne répond pas aux problèmes de délais posés par la pétition, à savoir : 

  • que le délai pour pratiquer une IVG soit allongé du nombre de semaines que durera le confinement ;
  • que l'obligation du deuxième rendez-vous pour les patientes mineures, pour lesquelles sont prévus deux rendez-vous à 48h d'intervalle, soit supprimée.

C'est pourquoi nous vous demandons de signer la pétition en ligne pour :

  • que les IVG soient assurées dans tous les établissements, malgré le Covid 19 ;
  • une extension du délai possible pour une IVG.

Accès à la pétition : change.org