Comité technique de la PJJ du 3 décembre 2019

Publié le 09/12/2019

Déclaration préliminaire 

Ce dernier comité technique de l’année constitue pour nous l’occasion de dresser un bilan 2019 aussi riche de surprises que de déconvenues.

Une année sous le signe de la précipitation et de la contrainte :

  • réforme statutaire retoquée ;
  • examen professionnel annulé ;
  • mise en oeuvre calamiteuse du nouveau régime indemnitaire sans notification aux agents concernés.

La conduite de réformes à marche forcée aura fait cette année la preuve de son inefficacité.

C’est aussi le sentiment de précipitation qui prédomine lorsque l’on observe la manière dont est conduite une réforme aussi fondamentale que celle relative à l’ordonnance de 1945. Aucune association sérieuse de la profession sur le fond de la réforme, aucune anticipation ni étude d’impact sur l’activité des services n’ont eu lieu.

Dernier évènement en date, la DPJJ a fait le choix de soumettre au CTM du 10 décembre 2019 relatif à la détermination des lignes directrices de gestion, la généralisation des postes profilés (Toutes les demandes de mutation feront l'objet d'un processus de recrutement) et la fin du barème de points calculé sur l’ancienneté, cela contre l’avis unanime des organisations syndicales présentes lors de l’audience multilatérale du 28 novembre 2019.

Cette situation illustre une nouvelle fois une stratégie de l’administration consistant à envisager le dialogue social, non pas comme un préalable à l’élaboration de ses décisions, mais comme de simples séances d’information à l’attention des organisations représentatives.

Au terme de cette année, la DPJJ semble de plus en plus aphone au sein du ministère de la justice. Sur de trop nombreux sujets, elle ne nous semble pas apporter au secrétariat général une contribution permettant d’assurer la meilleure prise en compte de ses missions et de ses personnels.

Nul doute que l’exaspération des personnels contribuera aux mobilisations nationales à venir.

C’est dans ce contexte que la CFDT fait le choix de boycotter ce comité technique. Dès maintenant, la CFDT va s’attacher à reconquérir des espaces de dialogue et des droits pour les agents.