Renouvellement du CSFPT : CGT, FO et FA-FPT s’assoient sur la représentativité et la mixité.

Publié le 12/03/2015

Au troisième jour qui suit la journée internationnale de la femme c'est le renouvellement sans renouveau du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale : les 6 hommes présidents restent présidents des 5 formations spécialisées et la CFDT, 2è organisation syndicale reste sans présidence. Chapeau bas, messieurs !

Au cours de la séance d’installation du CSFPT, la CFDT a apporté son suffrage à  Philippe Laurent  pour la Présidence  du Conseil  et a voté aux présidences des 5 formations spécialisées  selon deux critères ;  le respect des votes des électeurs (la représentativité) et la mixité.

C’était visiblement une approche non partagée, trop audacieuse et  novatrice car, au final  au Conseil  supérieur d’une fonction publique  territoriale qui compte 60% de femmes ont été reconduites cinq formations spécialisées présidées par des hommes.

Quand la ministre a rejoint l’assemblée, Claire Le Calonnec lui a fait part en ces termes du résultat du vote : « vous serez sans doute désolée d’apprendre que la CFDT, pourtant deuxième organisation syndicale à la fonction publique territoriale, ne présidera pas encore cette fois-ci de formation spécialisée au CSFPT, parce que des « petits arrangements entre amis » ont prévalu sur le respect du vote des agents territoriaux le 4 décembre. Vous serez sûrement désolée d’apprendre que l’esprit du 8 mars n’a pas survécu ici trois jours et qu’aucune femme ne présidera donc encore de formation spécialisée »..

La CFDT a pourtant présenté, à deux reprises, une candidature argumentée et féminine, soutenue par l’UNSA.

Un plan pluriannuel pour accompagner les transitions et renforcer le dialogue social 

Fidèle à elle-même, la CFDT a été force de propositions dans un contexte de multiples changements en cours et à venir : mutualisations, fusions de communes, d’intercommunalités ou de régions, créations des métropoles  transferts de compétences et des agents. « Parce qu’on ne transfère pas un agent comme un bâtiment, chacun doit pouvoir  accéder à des espaces de concertation dans son service, à un conseil individuel en évolution professionnelle, voire à un droit à la reconversion ». La CFDT a aussi proposé des pistes concrètes pour donner davantage de contenu au dialogue social, par exemple ouvrir aux organisations syndicales en le finançant la possibilité de faire appel à des experts comme cela existe dans le secteur privé. Car pour la CFDT « il ne suffit pas de parler du dialogue social, il faut le pratiquer et lui aussi le moderniser C’est le premier point sur lequel il  faut trouver un accord pour mieux faire avancer tous les autres»

Paris le 11/03/15