Europe: Non aux plans d'austérité, oui à l'emploi et à la croissance !

Publié le 17/12/2010 à 00H00 (mis à jour le 20/01/2011 à 16H07)
A la veille du conseil européen du 16 décembre 2010, une délégation de syndicats membres de la FSESP parmi lesquelles la fédération Interco-CFDT, ont brandi à Bruxelles un carton rouge en direction des ministres et de la Commission contre la casse des emplois publics.
Europe: Non aux plans d'austérité, oui à l'emploi et à la croissance !
Europe: Non aux plans d'austérité, oui à l'emploi et à la croissance !
A la veille du conseil européen du 16 décembre 2010, une délégation de syndicats membres de la FSESP parmi lesquelles la fédération Interco-CFDT, ont brandi à Bruxelles un carton rouge en direction des ministres et de la Commission contre la casse des emplois publics.

 

Le mercredi 15 décembre 2010, à la veille du Conseil Européen des Chefs d’Etats et de Gouvernements et dans le cadre de la journée européenne d’actions initiées par la Confédération Européenne des Syndicats, la FSESP (Fédération Syndicale Européenne des Services Publics) appelait à un rassemblement à Bruxelles pour dire NON à l’austérité, NON à la casse du service public.
 
Une délégation de la CFDT Interco, conduite par sa Secrétaire Générale, Marie Odile Esch, était présente à cette manifestation.
 
Près de 200 personnes, représentant des syndicats belges, néerlandais, italiens, français etc., massés au pied des immeubles de la Commission Européenne et du Conseil Européen ont brandi un carton rouge pour crier leur opposition aux politiques d’austérité mises en place dans l’ensemble  de l’Union Européenne.
Les coupes sombres opérées dans les dépenses publiques frappent essentiellement les salariés du secteur public par les baisses de salaire qu’ils subissent (Espagne, Portugal, Irlande, Grèce, Lituanie, Roumanie, République Tchèque etc.).
 
Dans le même temps ils fragilisent, voire même, mettent en péril des pans entiers du service public pénalisant ainsi les populations les plus en difficultés.
 
Dans son intervention, au pied de l’immeuble du Conseil Européen, Carola Fischback-Pyttel, secrétaire générale de la FSESP a appelé les chefs d’Etats et de Gouvernements à faire preuve de responsabilité et a dénoncé : 
« …Il est indécent que les plans actuels de réduction des déficits publics fassent porter la charge de la crise à ceux qui ne sont en rien responsables. Ce n’est pas la faute des infirmières, des pompiers, des enseignants, des éboueurs, des inspecteurs des impôts, des retraités ou d’autres encore mais bien des banques et des spéculateurs qui ont provoqué ce que nous vivons aujourd’hui. Beaucoup de ces agents publics ont des bas ou moyens salaires leur permettant à peine de boucler leur fin de mois ou de partir en vacances et pourtant ce sont vers eux que les Etats se tournent pour leur faire payer la crise en gelant leur rémunération ou, pire encore, en réduisant leur salaire. Alors que dans le même temps, les sociétés qui font d’énormes profits, comme les banques et les spéculateurs de tout poil, ne se voient pas imposer les mêmes coupes sombres et les mêmes sacrifices,  ce sont pourtant eux qui sont responsables de cette crise que nous traversons. C’est pour toutes ces raisons que nous protestons aujourd’hui, 15 décembre. »
Les participants à ce rassemblement avec leur fédération européenne, la FSESP, ont voulu faire savoir, avec force, aux Chefs d’Etats et de Gouvernements, à la Commission Européenne, qu’ils étaient :
-          Contre les coupes sombres dans les dépenses publiques
-          Contre les suppressions d’emploi dans le secteur public
-          Pour l’emploi public et les investissements publics
-          Pour des soins de santé de qualité et des pensions décentes pour tous.
 
Cette journée d’actions en appellera d’autres puisqu’il est d’ores et déjà programmé une grande manifestation européenne en mars prochain en Hongrie (Budapest) qui doit assumer la présidence de l’U.E au 1er semestre 2011.

Stélios TSIAKKAROS
Secrétaire fédéral Interco