Comité technique de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) du 26 septembre 2019

Publié le 01/10/2019

Déclaration préliminaire de la CFDT

Au terme « d’une intense concertation avec les acteurs de la justice des mineurs »(*), Madame la garde des Sceaux mène tambour battant une importante campagne de communication sur la réforme de l’Ordonnance de 1945, déclarant à qui veut l’entendre, l’assurance des moyens de sa mise en œuvre aux magistrats comme aux services judiciaires.
Pendant ce temps, les professionnels de la PJJ attendent toujours de savoir avec quels renforts matériels et humains ils vont pouvoir exercer leur métier, dans la perspective d’une nouvelle procédure imposant un temps judiciaire toujours plus éloigné du temps éducatif.

Dans ce contexte pour le moins favorable aux interrogations, où une institution est contrainte de demeurer spectatrice de l’abrogation du texte qui fonde une partie de son existence, le 12 septembre dernier, les chefs de services éducatifs occupant des fonctions de responsable d’unité éducative, de conseiller technique, de rédacteur ou de référent laïcité citoyenneté ont appris brutalement que leur avenir professionnel n’était plus à leur main.
Ainsi en juillet dernier, le Conseil d’État rendait un avis remettant en question les modalités de création du futur corps des cadres éducatifs, fruit de 10 ans d’errements statutaires au sein de notre administration.

En l’état, Madame la présidente, les multiples sujets mis à l’ordre du jour d’un comité technique programmé sur une seule journée, suffisaient à démontrer que les préalables à un dialogue social de qualité ne sont toujours pas réunis à la PJJ.
Sans éléments nouveaux sur les moyens, sans avancée sur le sort des chefs de service éducatifs et pour se soustraire à un dialogue social bâclé, la CFDT a pris la décision de boycotter ce comité comme elle l’a déjà fait pour ces mêmes raisons au dernier CTM.

 

(*) cf. l’article SCORE du 11 septembre 2019 édité en première page de l’intranet justice.