Covid-19 : la fédération Interco CFDT reste aux côtés des agents publics

Publié le 16/03/2020

Communiqué de presse du 16 mars 2020, de Claire Le Calonnec, secrétaire générale d'Interco-CFDT

Au début d’une période inédite, la fédération Interco CFDT pense d’abord à tous les agents publics qui vont devoir fortement s’impliquer au service de leurs concitoyens, notamment dans les champs professionnels de son ressort : agents sociaux, auxiliaires de soins et infirmières des EHPAD et services d’aide à domicile, Atsems, agents de service des établissements scolaires qui accueilleront les enfants des personnels soignants et les enseignants, agents du nettoiement, des services d’eau et d’assainissement, travailleurs sociaux, surveillants de prison, personnels des ARS, des préfectures et des collectivités locales qui vont organiser et gérer la continuité des services publics locaux indispensables.

Liste longue et non exhaustive de ces agents qui travaillent le plus souvent sans que l’on mesure leur utilité sociale ni qu’on les reconnaisse à leur juste valeur, et qui vont pourtant, pendant cette période exceptionnelle, se mobiliser au service de la population.

« Nombre d’agents publics, particulièrement ceux des filières technique, sociale et médico-sociale de la territoriale, ne peuvent pas télétravailler. Certains devront répondre présents et parfois risquer leur santé. » souligne Claire Le Calonnec.

La fédération et ses syndicats vont rester aux côtés des personnels pour répondre ou relayer leurs questions. Nous demandons aux responsables des ministères et des collectivités locales de nous associer, aux plans national et local, aux réflexions sur l’organisation des plans de continuité des services publics et la prise en compte des questions de santé et sécurité des agents.

La fédération est également préoccupée du sort des agents les plus précaires : contractuels et fonctionnaires à temps non complet. Elle appelle l’ensemble des employeurs territoriaux à sécuriser leur emploi et leur rémunération, même s’ils sont empêchés de travailler. De même, elle trouverait particulièrement indigne que soient revues à la baisse les primes calculées en fonction du présentéisme, en cette période si particulière et difficile, où les absences s’imposent pour des raisons de santé publique.