Assistantes familiales à bout de souffle, des solutions peuvent et doivent être trouvées

Publié le 05/06/2020

Communiqué de presse de la fédération Interco CFDT au sujet des assistantes familiales épuisées par "un travail non-stop 24 heures sur 24 et sept jours sur sept depuis le 14 mars 2020 sans week-end, sans soirée libre, sans nuit tranquille".

A l’heure où la vie économique reprend un nouveau cours, les assistantes familiales exigent un peu de repos !

Des réflexions doivent s’engager rapidement car l’épuisement est à son comble : un travail non-stop 24 heures sur 24 et sept jours sur sept depuis le 14 mars 2020 sans week-end, sans soirée libre, sans nuit tranquille…

Isabelle, assistante familiale, s’indigne : « le déconfinement n’a rien changé. Les enfants sont toujours à la maison ! On nous la joue à l’affect, mais on est à bout. Devra-t-on faire grève pour être entendues ? ».

Karine, représentante syndicale, insiste : «’les assistantes familiales n’en peuvent plus. Les solutions sont connues mais les départements n’ont pas la main sur tout. Une coordination doit exister entre tous les acteurs étatiques » et d’ajouter : « le social ne fait pas recette ! ».

Légitimement, les assistantes familiales sont épuisées et leur lassitude n’est pas entendue.

Pourtant, pour leur permettre de reprendre une respiration, des propositions concrètes existent :
. Développer les familles d’accueil relais,
. Obliger les établissements scolaires à accueillir les enfants et les jeunes
majeurs confiés,
. Décider rapidement des modalités d’ouverture des structures de vacances,
. Favoriser prioritairement l’accueil des enfants pour ces séjours,
. Envisager, sous condition, un retour en famille des jeunes accueillis,
. Recommander des relais familiaux,
. Offrir une semaine de congés supplémentaires aux assistantes familiales.

Elles doivent être mises en place tout autant dans l’intérêt des assistantes familiales que des enfants et des jeunes majeurs accueillis et des familles.

Ces dispositions doivent se concrétiser rapidement en concertation avec tous les intervenants du secteur social, dont les assistantes familiales, et les instances représentatives du personnel.

Personne ne peut ignorer l’engagement sans faille de ces professionnelles. Faute de quoi, ici comme dans d’autres lieux, la société perdra sa capacité d’inclusion sociale.

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