Communiqué presse Interco-CFDT: La CFDT donne sa définition du dialogue social

Publié le 15/10/2015

A l'occasion de la séance plénière du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale (CFSPT) du 14 octobre 2015, la CFDT tenu à rappeler en préambule sa définition du dialogue social, dans un contexte tendu dans la fonction publique comme ailleurs.

Communication de la CFDT au CSFPT du 14/10/15

La CFDT se positionne comme un acteur de transformation sociale. L’action de notre organisation syndicale s’appuie sur la proposition, la négociation, la mobilisation (qui n’est pas que la grève ou la manifestation !). Pour ce qui nous concerne, le dialogue social c’est pouvoir se mettre autour d’une table pour discuter, en considérant les personnes autour de cette table comme des partenaires qui se respectent, c’est la capacité à chercher des solutions concertées à un problème, à négocier, à trouver un compromis, à s’engager, à conclure un accord majoritaire dont le suivi se fera avec les signataires. Tout ceci, avec les organisations syndicales représentatives de par le vote des électeurs.

Pour la CFDT, le dialogue social, ce n’est pas un responsable RH qui se fait dévêtir de force, une simple information donnée à des représentants du personnel sur des changements et des réorganisations, des élus du personnel et syndicaux ignorés ou mis à l’écart, des droits bafoués, des salariés malmenés. Ce n’est évidemment pas un traitement inhumain ou méprisant des personnes.

Le dialogue social, nous l’espérons, a de l’avenir. Tout dépend de la bonne volonté des partenaires sociaux. La CFDT y est prête et le prouve depuis longtemps.

Au sujet de l’ordre du jour du CSFPT, des textes sur les infirmiers pompiers avaient été annoncés et n’ont pas été présentés car non vus au préalable par la CNSIS (commission nationale des services d’incendie et secours). La CFDT a rappelé qu’en matière statutaire c’est le seul avis du CSFPT qui compte.

Les textes sur le transfert de services de l’état vers les régions et celui sur le télétravail (présenté pour information suite à son adoption en conseil commun), ont amené la CFDT à regretter la non signature du projet d’accord sur la qualité de vie au travail. Ces textes sont en effet révélateurs des profonds bouleversements en cours et à venir en raison des réformes diverses et du développement du numérique. Le projet d’accord sur la qualité de vie au travail prévoyait des dispositions pour qu’on s’occupe de permettre aux agents publics de « bien faire leur travail », assurer un service de qualité et une qualité de vie au travail.

La CFDT s’est pleinement associée au vœu pour le maintien de la cotisation du CNFPT à 1%. C’est fatalement les agents qui verront leur accès à la formation réduit et nous sommes certains que ce seront principalement ceux de catégorie C, qui représentent plus de 76% des effectifs, qui seront en premier lieu touchés. La CFDT le regrette d’autant plus que PPCR (appliqué par le gouvernement) fait référence aux déroulements de carrière et  que ceux-ci sont liés à la montée en compétence des agents par l’expérience et/ou la formation.

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