Lettre ouverte pour une PJJ reconnue dans son rôle et ses missions

Publié le 24/02/2011 à 00H00 (mis à jour le 08/03/2011 à 13H03)
Lettre ouverte pour une PJJ reconnue dans son rôle et ses missions
Lettre ouverte pour une PJJ reconnue dans son rôle et ses missions

Paris le 24 février 2011

LETTRE OUVERTE  POUR UNE PJJ  RECONNUE DANS SON ROLE ET SES MISSIONS

Monsieur le Ministre,

Nous vous demandons d’inclure la direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse dans l’ordre du jour des prochaines réunions de concertation en vue de constituer un véritable « état des lieux », sans que cela soit suspensif de toute décision immédiates (postes et  crédits) de votre part au vu des éléments alarmants dont vous disposez d’ores et déjà.

Il y a en effet urgence, la Commission des Lois dans son rapport sur le budget de la Justice 2011 écrit au sujet de la PJJ : «toute nouvelle baisse de crédit risquerait d’affecter le taux d’encadrement des mineurs». La seule mise en place réelle des mesures judiciaires d’investigation éducatives (MJIE) nécessite, aux dires de l’administration  le recrutement d’au moins 40 assistants sociaux et de psychologues. Il est manifestement  impossible dans la situation présente de procéder à des transferts d’Equivalent Temps Plein d’autres fonctions ou métiers vers ces postes. Cette mission doit pourtant être assurée.

Il s’agit de stopper les successives diminutions de crédits annuels et de financer des recrutements. Recrutements nécessaires pour atteindre un taux d’encadrement des mineurs adapté à une période d’inflation de mesures par jeune suivi et d’extension des secteurs géographiques à couvrir pour les personnels de Milieu Ouvert suite aux dernières fermetures d’établissements et de suppressions de postes.

La plupart des agents de la PJJ éprouvent aujourd’hui un profond malaise et une forte souffrance face à la dégradation continue et quasi mécanique de leurs conditions de travail pour assurer le suivi de la jeunesse la plus en difficulté et de fait la plus difficile.

L’affaire de Pornic démontre une fois de plus qu’il vaut mieux attribuer à temps les moyens nécessaires que de rechercher a postériori un responsable bouc-émissaire. En cas de drame, le responsable serait-il à rechercher parmi des personnels épuisés ou leurs Responsables d’Unité Educative sans statut ? 

Vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à ce courrier, veuillez croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos salutations respectueuses,

                                                                                              José PORCEDDU

                                                                                              Secrétaire national

 


TÉLÉCHARGEMENT DE FICHIERS