Projet de création du corps de cadres éducatifs

Publié le 09/10/2019

Propositions de la CFDT

Face à la situation créée par l’avis du conseil d’État relatif au projet de création du corps des cadres éducatifs et la solution envisagée par la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) pour y remédier, la CFDT milite pour une solution visant à sécuriser le maintien en poste des chefs de service exerçant des fonctions d’encadrement ou d’expertise et permettre à ceux qui souhaiteraient évoluer vers ces mêmes fonctions de pouvoir l’envisager dans les meilleures conditions.

Tous les professionnels ayant obtenu le concours de chef de service éducatif ont, à l’occasion de cette épreuve, été jugés aptes à évoluer vers des postes d’encadrement. Aussi quelle que soit la position professionnelle de chacun aujourd’hui, il apparaît impensable de devoir se soumettre à une nouvelle sélection visant à évaluer ce qui l’a déjà été.

L’administration avait, dans son projet de départ, prévu un droit d’option pour les seuls agents occupant des fonctions de cadre oubliant ainsi les chefs de service non-fonctionnels. C’est bien l’inégalité d’accès au nouveau corps qui est remise en question par le conseil d’État et non la modalité retenue pour y accéder.

L’administration envisage donc une sélection comme modalité initiale d’accès au corps car elle lie le nombre d’agents pouvant être jugé apte à intégrer le corps des cadres éducatifs au nombre de postes budgétaires. La CFDT estime qu’elle commet là une erreur. Même dans le cas où un passage en « commission » serait indispensable, il ne peut être question pour notre organisation syndicale de limiter au nombre de postes actuels de cadres éducatifs le nombre des collègues déclarés aptes à occuper au moins une des missions concernées.

Partant de ce constat, il apparait que le droit d’option retenu au départ pour les seuls agents en fonction de cadre pourrait être appliqué à tous les chefs de service éducatifs. A charge pour l’administration de proposer et d’organiser les formations préalables indispensables comme de déterminer les aptitudes pour les postes à profil. Enfin, rien n’empêche notre direction de constituer un vivier de cadres éducatifs à même d’intégrer une des fonctions visées par le nouveau corps dans un délai qui resterait à définir.

La CFDT s’est opposée au projet précédent, elle rejette la proposition avancée par le ministère, appelle à sa suspension et demande l’ouverture d’une véritable concertation dans l’intérêt des personnels comme de la bonne marche des services.