Assistantes et assistants familiaux, où en est la réforme du statut ?

Publié le 11/05/2021

Communiqué de presse de la fédération Interco CFDT publié le 10 mai 2021

La stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance 2020-2022 prévoyait une réforme pour moderniser et soutenir les conditions de travail et d’exercice des assistantes et assistants familiaux, l’enjeu étant, devant la pénurie de candidats pour l’exercer, de rendre le métier plus attractif en modifiant son statut.

Dès le début, et contrairement à d’autres organisations syndicales, la CFDT s’est impliquée dans cette démarche. Nos contributions, tant par une participation physique que par des écrits étayés par des expériences de terrain, ont accompagné notre engagement.

Les éléments prégnants que nous avons portés et défendus sont :

  • Une sécurisation de la rémunération, celle-ci étant trop fortement soumise aux aléas du nombre d’enfants gardés.
  • Un droit au répit effectif. Il est inacceptable qu’au XXIe siècle ce droit à congés ne puisse être appliqué.
  • L’application de la présomption d’innocence doit s’appliquer de manière impérative. S’occuper d’enfants ne rend pas a priori coupable.
  • Une harmonisation par le haut des conditions matérielles d’exercice, qui divergent d’un département à l’autre.
  • L’exigence d’un État réellement garant de la bonne application de la réglementation (décrets, arrêtés, circulaires) et qui fasse des rappels à la loi envers les collectivités territoriales ne les appliquant pas ou tardant à le faire, trop d’entre elles ne se sentant pas directement concernées.

Forts de cette réalité, nous oeuvrons pour que ce statut qui encadrera le métier ne relève pas d’un simple toilettage mais soit une véritable avancée vers la reconnaissance de ces acteurs de terrain.

Il devient urgent d’apporter à ces professionnelꞏles la reconnaissance qu’ils et elles méritent : malgré une société déboussolée par la crise sanitaire, ils et elles poursuivent sans faillir leur mission pour donner un cap et un cadre sécurisant à des enfants et à des jeunes mineurs.

C’est pourquoi, faute d’informations, la CFDT a interpellé à nouveau, le 10 mai 2021, Adrien Taquet, secrétaire d’Etat chargé de la Protection de l’enfance, pour qu’il tienne ses engagements. Il est urgent de débloquer ce dossier qui semble s’enfoncer sous d’autres priorités.