Déclaration liminaire CFDT au CTM Solidarités santé du 18 mai 2021

Publié le 20/05/2021

L’ordre du jour de ce comité technique ministériel Solidarités Santé était quasi exclusivement consacré aux nouveaux services déconcentrés DREETS, DEETS et DRIEETS.

La CFDT n’oublie pas ses demandes notamment sur la mise en oeuvre concrète des LDG, le bilan triennal et les perspectives 2021 CIA et IFSE, sans oublier les schémas d’emplois par régions et services.

Comme nos homologues du CTM Travail, la CFDT souhaite vivement réagir sur les annonces distillées au compte-goutte des baisses une nouvelle fois conséquentes des effectifs 2021, tant pour le BOP 124 (Santé – solidarités), que 155 (travail – Emploi). Les conséquences ne se font pas attendre au plan local.
Ainsi, après 4 mois dans le brouillard total, les premières annonces locales se traduisent par des mesures drastiques en matière d’emploi.

Les services sont pourtant très largement en surchauffe depuis des mois, mais les « sureffectifs » constitutifs des restructurations et transfert de périmètre se traduisent :

  • Par des annonces de fin de détachement systématique à l’exemple de la Normandie,
  • Par l’absence de visibilité sur la possibilité de recruter sur des missions pérennes,
  • Par des « enveloppes contractuels » de plus en plus réduites, avec des durées de contrats de 3 ou 4 mois.
  • Par des fiches de postes sans cesse remaniées, de plus en plus étoffées pour compenser ces pertes continues d’agents mais sans aucune prise en compte :
  1. De la mise en situation d’échec programmé, de la qualité empêchée du travail et donc des risques psychosociaux inhérents à ces situations,
  2. De la non reconnaissance financière de ces nouvelles tâches réparties entre les agents restant notamment par l’IFSE.

La CFDT dénonce l’état d’abandon des services déconcentrés dans notre périmètre ministériel.

La CFDT dénonce une suppression à l’aveugle des moyens et effectifs dans des services en pleine restructuration !

La CFDT dénonce l’absence de réponse concrète et de suivi sur le volet RH. Nombre de régions se trouve en difficulté, la première d’entre elle l’Ile-de-France, véritable « laboratoire des restructurations ». Depuis la création officielle de la DRIEETS, du SGAMM et SGCD, les agents du secteur « cohésion sociale » se trouvent sans interlocuteur RH de proximité, laissés à l’abandon, appelés à récupérer autant que possible leurs fonds de dossier individuel, abandonnés comme de vulgaires archives en attendant de vider les armoires dédiées avant le déménagement !

Pour la CFDT cette situation est purement scandaleuse et inacceptable ! Les services RH des Ministères sociaux ne peuvent fermer les yeux sur ces situations et dysfonctionnements. Il est important de rappeler aux nouveaux directeurs/directrices leurs responsabilités y compris juridiques en la matière.

De plus, la CFDT demande de nouveau à disposer d’interlocuteurs désignés précisément pour qu’aucun dossier individuel ne se retrouve en jachère, comme nous ne cessons de le constater depuis des mois.

Enfin, la CFDT déplore une fois encore que vous n’ayez pas mis les moyens pour permettre une parfaite mise en oeuvre des mesures et dispositions prévues dans les protocoles RH au titre d’OTE.

La CFDT refuse que ce CTM soit une chambre d’enregistrement,

La CFDT revendique que cette instance soit un réel espace de dialogue et de négociations.

Encore faut-il avoir l’assurance que l’administration que vous représentez, dispose des moyens suffisants pour honorer ses engagements !